Vous souhaitez limiter le recours aux pesticides dans votre jardin ? Il existe une alternative naturelle, pratique et facile à mettre en œuvre. Il s’agit de la technique de compagnonnage. Elle repose sur le fait que certaines plantes dites « plantes amies » peuvent entretenir de bonnes relations et s’entraider. Leur association permet ainsi de diminuer les attaques de ravageurs et les maladies. D’autres, en revanche, peuvent se concurrencer.
Les 3 règles de base du compagnonnage
Voici les 3 règles de base pour une association gagnante :
- Toutes les plantes appartenant à la famille des Apiacées (Ombellifères), comme la carotte, le fenouil, le persil et le persil sont capables de se protéger mutuellement ;
- Les légumineuses, comme le haricot, le petit pois ou les lentilles, sont connues pour enrichir le sol en azote. Il est donc intéressant de les associer avec des plantes qui ont de forts besoins en azote, dont les tomates et les cucurbitacées ;
- Les végétaux appartenant à la famille de Légumineuses ne doivent pas être cultivés côte à côte avec ceux de la famille de Liliacées, comme le poireau ou la ciboulette.
À noter que ces constats sont le fruit de l’observation des jardiniers et des botanistes.
Quelques exemples d’associations gagnantes
Voici une liste non exhaustive des associations bénéfiques :
- L’aneth protège la carotte et le concombre, grâce à son parfum particulier ;
- Par sa forte senteur, l’œillet d’Inde préserve bien la tomate, le haricot, les pommes de terre, le chou et l’asperge ;
- Le basilic protège l’aubergine, l’asperge, la tomate et le poivron, du fait de son odeur prononcée ;
- La capucine, réputée pour attirer les pucerons, s’associe à merveille avec les plantes sensibles à ce ravageur, dont la courgette, la tomate, le radis et le chou ;
- Le thym, de par sa capacité à éloigner les mouches blanches, protège bien le chou et le brocoli.
Enfin, pour prévenir l’appauvrissement de votre sol et la multiplication des nuisibles, ne négligez pas la rotation de cultures.












